Avion canon 1915 Voisin guerre 14 18 aviation  

Manoeuvres de l'Est de 1911 aviation

Place Forte de Belfort aviation 1912

Avion 3 clément ader

manoeuvres aviation joffre chomer pau

grandes manoeuvres de 1910

Paulhan betheny 1909

Terrains aviation

Chalais bleriot 1912

CONCOURS AVIATION MILITAIRE 1911 REIMS

pegoud guerre 14 18 aviation

Bréauet manoeuvres 1910

AccueilDoctrinesPilotes et PersonnelsFormationAvionsEscadrillesBatailles
Accueil Qui sont les As 19 victoires et plus 18 à 12 victoires 11 à 9 victoires 8 victoires 7 victoires 6 victoires 5 victoires Aperçu Chronologique Avant Guerre 1914 1915 1916 1917 1918 Mises à jour D'accord/Pas d'accord Contributeurs Souscription
Instructions préparatoires aux attaques
Chapitre 1
 

INSTRUCTIONS PREPARATOIRES AUX ATTAQUES

Groupement du Général Pétain
Adjoint au général
Commandant le G.A.C.
Au Q.G. le 5 septembre 1915
Etat-Major
3ème bureau
S.C. N° 3.677

INSTRUCTIONS PREPARATOIRES AUX ATTAQUES
Annexe n°1 Cavalerie
Annexe n°2 Télégraphie
Annexe n°3 Service de Santé
Annexe n°4 Aviation (1)
sera envoyée ultérieurement.
SECRET

Annexe n°4 à l’Instruction n°3677 du 5 septembre 1915
Rôle de l’aviation aérienne pendant l’attaque

Pendant la préparation et l’exécution de l’attaque, l’observation aérienne fonctionnera en liaison avec l’Artillerie et l’Infanterie dans les conditions prévues par la lettre N°2120 du 28 août 1915 et les notes 2973 du 1er septembre et 3273 du 2 septembre.
- Moyens dont disposent les C.A. (Corps d’Armée)
14è CA Escadrille M.F. 20
 à 9 avions
 moins 2 équipages
 3 équipages de l’escadrille M.F.60
 1 ballon de la 20èm Cie d’Aérostiers.

11è CA Escadrille M.F. 8
 à 9 avions
 moins 2 équipages
 3 équipages de l’escadrille M.F.8

20è CA Escadrille M.F. 35
 à 9 avions
 moins 1 équipage
 3 équipages de l’escadrille M.F.35

1er CAC Escadrille C 51
 à 9 avions
 moins 2 équipages
 1 ballon de la 43èm Cie d’Aérostiers.

151è DI Escadrille M.F. 50
 à 9 avions
 moins 3 équipages
 3 équipages de l’escadrille M.F.60
 1 ballon de la 43èm Cie d’Aérostiers.

Moyens dont dispose l’Armée
-Détachement destiné au réglage des tirs à longue portée
2 équipages de l’escadrille M.F. 20
2 équipages de l’escadrille M.F. 8
2 équipages de l’escadrille M.F. 50
1équipages de l’escadrille M.F. 35
1 avion A-L.V.F.
sous le commandement du Lieutenant Cdt l’escadrille M.F. 60
- Escadrille de chasse et de reconnaissance
escadrille M.S. 23 à 10 avions
Escadrille C 61 à 8 avions
Escadrille de bombardement
Escadrille V 114 à 6 avions
Aérostation
1 ballon de la 35è Cie d’Aérostiers
Il importe de prendre dès maintenant certaines mesures préparatoires :
Répartition des missions entre les observateurs en ballon et en avion basée sur les zones plus ou moins bien vues du ballon
- Constitution dans chaque escadrille des différentes équipes nécessaires soit de surveillance, soit au réglage.
Distribution aux observateurs des tableaux de correspondance des objectifs et des batteries.
Organisation des communications téléphoniques entre les P.C. des contrebatteries et les terrains d’atterrissage des avions
I° AVIATION DE CORPS D’ARMEE
PREPARATION DE L’ATTAQUE
Aviation
Pendant la période de préparation, chaque escadrille de C.A. participera à la destruction systématique des batteries ennemies.
Elle sera employée également à observer les tirs de destruction exécutés sur les organisations défensives ennemies qui ne seraient vues ni des observateurs terrestres ni du ballon.
Enfin elle sera utilisée pour photographier chaque soir les organisations défensives de façon à permettre au Commandement de se rendre compte du résultat obtenu dans le bouleversement des tranchées ennemies et la destruction des organes de flanquement.
La mission de surveillance, moins importante pendant cette période, ne sera pas nécessairement permanente et pourra être confiée à de jeunes observateurs.
Ballon
Le rôle principal du ballon sera l’observation des tirs exécutés sur les tranchées et ouvrages d’Infanterie sur lesquels il aura de bonnes vues. Il pourra être également utilisé dans les destructions des batteries ennemies les plus rapprochées

ATTAQUE
Aviation
Le fonctionnement de l’aviation sera le même pendant l’attaque.
Toutefois le rôle de l’aviation de surveillance deviendra beaucoup plus important, car il devra non seulement renseigner l’Artillerie sur tout objectif se révélant et contrôler les tirs sur zone restreinte (tout particulièrement les tirs de 75) mais encore tenir le commandement au courant de la progression de l’Infanterie amie conformément à l’Instruction N° 3273 du 2 septembre.
Il sera peut-être bon à ce moment de dédoubler l’avion de surveillance (2 avions émettant chacun une minute sur deux).
L’un d’eux monté par un observateur très exercé serait chargé uniquement de cette dernière mission.
Un indicatif spécial qui lui serait affecté permettrait de ne pas confondre les indications données par lui avec des désignations d’objectifs.
Chaque soir un avion photographiera les tranchées les plus avancées occupées par nos troupes.
Ballon
Le ballon pendant l’attaque, concourra avec l’avion de surveillance à la désignation des batteries en action et au contrôle des tirs sur zone, dans le secteur d’observation qui lui aura été fixé par le commandant de l’artillerie de C.A.

II° AVIATION D’ARMEE
Escadrilles de chasse et de reconnaissance
Les escadrilles de chasse seront chargées de la protection des avions de C.A. opérant sur le front et de la chasse des avions ennemis exécutant sur nos lignes reconnaissance et réglage de tir.
Elles rempliront en outre certaines missions de reconnaissance à longue portée.
Escadrille de bombardement
L’escadrille de bombardement aura pour mission pendant la préparation de l’attaque, le bombardement de points importants de la région (gares, villages, bivouacs) ; pendant l’attaque le bombardement de certains points d’appui ennemis particulièrement intéressants.
Des ordres particuliers lui seront donnés à cet effet.
Ballon d’armée
Le ballon d’Armée sera chargé de la surveillance générale du champ de bataille. Il contrôlera les tirs exécutés par certaines batteries à action lointaine.

MOUVEMENT EN AVANT
Dès que l’artillerie se portera en avant, la plupart des communications téléphoniques étant interrompues, l’observation aérienne ne pourra plus fonctionner tout à fait suivant les mêmes procédés.

FONCTIONNEMENT DE L’AVIATION DE C.A.
Chaque C.A. pourra utiliser simultanément comme pendant l’attaque, l’avion de surveillance, 1 ou plusieurs avions de reconnaissance, et 2 avions de réglage.
1° Avion de surveillance
Sa mission consistera à surveiller les mouvements des troupes ennemies, la progression de notre infanterie et des unités voisines, l’entrée en action des batteries ennemies et à contrôler les tirs sur zone restreinte.
Les renseignements seront reçus par un poste récepteur placé au P.C. du C.A. et par des postes récepteurs mis par le Commandement de l’Artillerie du C.A. à la disposition de certains groupes d’artillerie de campagne.
Le secteur d’observation de l’aviation de surveillance sera fixé par le Commandant du C.A..
La zone d’action normale des groupes d’artillerie de Corps par le Commandant de l’Artillerie du C.A.
2° Avions de réglage.
Les renseignements des avions de réglage seront reçus par des postes récepteurs mis par le commandant de l’artillerie à la disposition de certains groupements particulièrement d’A.L.) auxquels il fixera une zone d’action normale et une zone d’action éventuelle.
Les emplacements approximatifs de ces groupements ainsi que le secteur d’observation des avions, seront communiqués à l’escadrille par le Commandant de l’artillerie du C.A.
2° Avions de réglage
Les renseignements des avions de réglage seront reçus par des postes récepteurs mis par le commandant de l’artillerie à la disposition de certains groupements (particulièrement d’A.L.) auxquels il fixera une zone d’action normale et une zone d’action éventuelle.
Les emplacements approximatifs de ces groupements ainsi que le secteur d’observation des avions, seront communiqués à l’escadrille par le Commandant de l’artillerie du C.A.
Chaque avion de réglage, en prenant sa hauteur, survolera les emplacements probables des groupements en envoyant son indicatif. Les batteries devront alors placer les panneaux correspondant à cet indicatif jusqu’au signal « compris » de l’avion, permettant à celui-ci d’être orienté sur la position exacte des batteries pour lesquelles il pourra avoir à observer. Les avions de réglage pourront opérer alors comme ils le font actuellement.
Si deux batteries ouvrent le feu sur le même objectif, l’avion enverra le signal 14 (je ne peux pas observer 2 batteries tirant sur le même objectif).
La batterie qui tire dans sa zone d’action normale devra seule continuer le feu.
3° Avion de reconnaissance
Outre ces missions rapprochées, les avions de C.A. pourront exécuter, sur l’ordre du Commandant de C.A. des reconnaissances allant jusqu’à une journée de marche en avant du front.
Les renseignements seront soit rapportés au retour de la reconnaissance, soit envoyés par T.S.F. au moyen de postes à émission lointaine.
Si l’arrêt du mouvement en avant permet le rétablissement de liaisons téléphoniques, le fonctionnement de l’observation aérienne sera organisé de nouveau comme il l’était pour l’attaque.

DEPLACEMENT DU BALLON
Dès que le mouvement en avant de l’Infanterie le leur permettra, les commandants de compagnie d’Aérostiers iront reconnaître de nouvelles zones d’ascension.
Le déploiement de leur ballon se fera concurremment avec celui de l’Artillerie, les liaisons téléphoniques nécessaires étant établies le plus rapidement possible..

AVIATION D’ARMEE
Escadrilles de chasse et de reconnaissance
Les missions des escadrilles de chasse et de reconnaissance resteront les mêmes pendant la marche en avant (protection des avions de C.A., chasse des avions ennemis, exploration lointaine recherchant les directions de retrait de l’ennemi)
Escadrille de bombardement
L’escadrille de bombardement sera chargée d’agir par des bombardements répétés sur les colonnes ennemies en retraite.
Ballon d’armée
Le ballon d’Armée (section automobile) se déplacera en même temps que le groupe d’artillerie auquel il est rattaché tout en restant en liaison avec le P.C. de l’Armée.

Le général adjoint au Général Commandant le G :A :C :
PETAIN
P.A. le Chef d’Etat-major
Signé M. de Bar…( ?)

 (Document SHD)