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Accueil Qui sont les As 19 victoires et plus 18 à 12 victoires 11 à 9 victoires 8 victoires 7 victoires 6 victoires 5 victoires Aperçu Chronologique Avant Guerre 1914 1915 1916 1917 1918 Mises à jour D'accord/Pas d'accord Contributeurs Souscription
Verdun
Rubriques:
La maîtrise de l'air
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En février 1916 les allemands alignent à Verdun
12 escadrilles de 8 avions
4 escadres de combat de 6 escadrilles de 6 avions
40 chasseurs Fokker soit 280 appareils
Coté français
la Région Fortifiée de Verdun compte
2 escadrilles de Corps d’armée: MF 63 et C18 dédiées à l’observation
2 escadrilles d'Armée C11 pour l’observation et N23 pour la chasse
1 section de photographie aérienne
auxquelles on ajoute 2 compagnies d'aérostiers.
Soit 70 appareils.
Dés le début de l’offensive l’attaque est dirigée contre les terrains d’atterrissage pilonnés par l’artillerie, contre les ballons d’observation qui sont attaqués en l’air et au sol (mitraillage du treuil), contre les avions français décimés par les patrouilles de Fokker.
Malgré les renforts de la N67 et de la MS72 les escadrilles françaises sont muselées et du coup l'artillerie est aveugle. Les allemands sont maîtres du ciel et empêchent la coordination de nos forces.

Les 24 et 25 février une vingtaine d'escadrilles sont appelées en renfort.

Le haut commandement donne carte blanche à De Rose qui créé le Groupe de Combat (G C) sous commandement unique.
Il rassemble alors en plus 5 escadrilles de chasse équipées de Nieuport et décide des attaques par patrouilles groupées et une présence permanente pour chasser les allemands du ciel et aveugler leur artillerie à notre tour. Cette doctrine amène de nombreuses pertes car elle expose les escadrilles de bombardement qui servent à attirer la chasse allemande. Elle porte cependant ses fruits en particulier grâce au Nieuport XI dit "bébé".
Elle s'appuie à la fois sur une discipline stricte nécessaire pour les vols en patrouille et le recours aux as qui sont tous appelés par De Rose et à qui on laisse une certaine initiative.
Elle est également coûteuse en terme de matériel et d'hommes: Les avions sont comme les pilotes vite au bout de leurs possibilités avec 2 à 3 sorties de 2 heures par jour. Sans parler des bombardements de nuit.
Le 14 mars, l'escadrille 101 se sépare du Groupe de Bombardement 1 et se constitue en escadrille indépendante. Elle rejoint par fraction Lemmes près de Verdun au plus rude de l'attaque allemande. La 101 va rester dans la région jusqu'au mois de mai, portant à l'adversaire des coups décisifs, en attaquant les lignes de chemin de fer, les dépôts de munitions et les concentrations de troupes. Dans la nuit du 20 au 21 mai, le Capitaine Laurens, commandant l'escadrille, survole la grosse gare de triage de Lumes au sud de Mézières et y provoque un formidable incendie par un tir à basse altitude très réussi.

La riposte s’appuie également sur les nouveautés techniques.
Le 22 mai 1916, jour de l’attaque contre le fort de Douaumont, Charles Nungesser et six autres pilotes ( Beauchamp, de Gennes, de Boutigny, Chaput, Réservat, Guiguet) décollent avec leurs avions armés de fusées mises au point par le lieutenant Yves Le Prieur.
Ils abattent alors 6 « drachen » d’observation situés sur la rive droite de la Meuse.

 

Déclenchées électriquement, ces fusées nécessitaient de s’approcher très près de l’objectif, au risque de brûler avec le ballon attaqué. Aussi les spécialistes de l’attaque des « saucisses » -Coiffard (34 victoires dont 28 ballons), Bourjade (28 victoires dont 26 ballons), Boyau (35 victoires dont 20 ballons), Ehrlich (19 victoires dont 18 ballons), Haegelen (22 victoires dont 15 ballons), Sardier (14 victoires dont 11 ballons), Ambrogi (14 victoires dont 11 ballons), Pinsard (27 victoires dont 8 ballons)- préférèrent les balles explosives incendiaires.

Voir le détail de la  MISSION

Du point de vue des missions, Verdun a marqué un tournant à la fois dans la chasse, le bombardement et la liaison aviation-artillerie.
C'est également un tournant dans l'organisation avec la création des secteurs aéronautiques qui mettent les forces aériennes sous commandement permanent et la chasse sous commandement unique.
Cette organisation n’est cependant pas partagée par tous au GQG et certains prônent l’armement des avions d’observation et de réglage de Corps d’Armée au lieu de la spécialisation.
Tant et si bien que le 21 mars le GC est dissous et De Rose remercié.
Les escadrilles de chasse retournent à leurs missions de protection rapprochée des avions d’observation.
Face à l’absence de présence dans le ciel les allemands reprennent l’ascendant et le Groupe de Combat est recréé le 28 mars sous les ordres du commandant Le Révérend.

Les Groupes de Combat seront officialisés en octobre (Voir ICI)

La Météorologie à Verdun

Météorologie à Verdun 1916 guierre 14 18 aviation

(d'après Alain Denisot, Verdun 1914-1918)

La bataille aérienne de Verdun

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La maîtrise de l'air Les leçons de Verdun RFV, février 1916 La sentinelle de Verdun Escadrilles / Terrains