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1916, année de tous les dangers
Rubriques:
Observation, bombardement, chasse
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1916: année de tous les danger.

Grâce à la supériorité technique que nous donnent le Morane-Parasol et le tir à travers l'hélice imaginé par Garros, nous avons au début un avantage marqué. Garros dans le Nord, Pégoud à Belfort ouvrent avec intrépidité l'ère des combats aériens et descendent en flammes plusieurs de leurs adversaires. Malheureusement, nous perdons presque aussitôt ces deux admirables pilotes: Garros par suite d'une panne chez l'ennemi, Pégoud dans un combat aérien.
Ainsi, pendant les premières opérations de 1915, l'aviation applique et perfectionne ses divers modes d'action: observation, bombardement, chasse.
Elle est d'ailleurs guidée et stimulée dans son essor par le Haut Commandement qui perçoit l'importance du rôle qu'est appelée à jouer cette arme nouvelle.
Le général Joffre appuie de son autorité le commandant Barès.
Le général de Castelnau visite souvent ses aviateurs, les encourage, les remue au besoin avec sa bonhomie habituelle. Le général Foch les manie diffééremment. Il les réunit sur leur champ d'aviation; et, avec des gestes lumineux à l'appui, il leur rappelle les principes, leur montre le but à atteindre:
 “ Pas de bataille sans artillerie, pas d'artillerie sans
aviation, dit-il aux escadrilles d'observation.
 “ Permettre aux siens de voir et boucher l'œil de
l'ennemi, dit-il aux chasseurs.
 “ Pas trop de rêves lointains, tout le monde dans la bataille, dit-il aux bombardiers. "
Il est toujours le grand chef, dont les images puissantes gravent la doctrine dans les esprits.
 Bataille d'automne. - C'est avec une aviation d'observation déjà homogène et entraînée que se 'livrent les grandes batailles de septembre, en Artois et en Champagne.
En Artois, les escadrilles de la 10° Armée sont sous les ordres du commandant Fougeroux, secondé par le capitaine Orthlieb.
En Champagne, celles de la 2' Armée sont sous les ordres du capitaine de Saint-Quentin, secondé par le capitaine Mollard, et celles de la 4e Armée sous les Armée sous les ordres du commandant Guillabert secondé par le capitaine Varaigne.
Elles sont groupées par secteurs correspondant aux différents Corps d'Armée d'attaque, et instal¬lées sur des terrains soigneusement aménagés. De bonnes liaisons téléphoniques les relient au Commandement et à l'artillerie.
Ces excellentes dispositions permettent à l'aviation de donner son plein rendement.
En Artois, de Miribel, Routy, Fageol, Ayral traquent les batteries allemandes à l'est de Lens; plus au sud, Watteau et Balleyguier règlent notre artillerie autour d'Arras. Ils sont protégés contre les Fokker par les Nieuport de du Peut y, Turin, et Dusseigneur. En Champagne, de Peyrecave, Verdurand, Weiller, d'Amécourt, Baulier, de Gibergues règlent nos grandes lignes d'artillerie, tandis que Quillien, de Beauchamp, Boucher, d'Harcourt explorent sur Rethel, Vouziers, et s'attaquent aux avions ennemis.
L'aviation de bombardement, constamment renforcée par du personnel d'élite: le lieutenant de vaisseau Cayla, les capitaines Bousquet, Gonnet, Thomas, les frères Séjourné, les mitrailleurs de Losque, Corroen..., avait été portée à quatre groupes. Trois d'entre eux, sous les ordres du commandant Roisin, interviennent en Champagne et attaquent les arrières ennemis; le quatrième, sous les ordres du capitaine Faure, prend part à la. bataille d'Artois en bombardant les gares de débarquement, les gros dépôts de munitions et les batteries éloignées. 

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Sans compter le Fokker de chasse, l'ennemi a, mis en service des avions d'observation Aviatik et Albatros 160 HP, avec tourelle et mitrailleuse, qui constituent des engins de combat sérieux. Nos G. 3 et Farman sont sans défense contre eux. Nos Voisin leur sont également inférieurs et ils subissent dans plusieurs combats des pertes sévères (9 avions au cours d'une seule expédition sur Sarrebrück en août 1915). Les Morane 80 HP soutiennent difficilement la lutte.
D'autre part, on sait que les Allemands étudient un nouvel avion de chasse plus puissant: l'Albatros D. 3.
Si elle ne reçoit pas rapidement un matériel amélioré, notre aviation risque donc de se voir prochainement paralysée.
Dans le cours de novembre 1915, le général Joffre indique à l'Intérieur le nouveau programme à réaliser: il précise les qualités nouvelles à donner aux avions et il demande l'augmentation de leur nombre: 62 escadrilles d'observation, 31 escadrilles de bombardement et, pour la première fois, 25 escadrilles de chasse. Au total: 1.300 appareils.
C'est à M. Besnard, sous-secrétaire d'État de l'Aéronautique, et au colonel Regnier son successeur, que reviennent la tâche de réaliser ce programme.

 D'après 
LA GRANDE GUERRE
1914 - 1918
VÉCUE - RACONTÉE - ILLUSTRÉE
PAR LES COMBATTANTS

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Rubriques:
Observation, bombardement, chasse L'effort français et l'effort allemand